Là où le silence
respire
et où la parole
se risque.
Bio
Je suis autrice et artiste de l’art de la parole, formée en théâtre et en écriture dramatique.
Depuis plus de vingt ans, j’explore l’écriture contemporaine sous ses multiples formes : théâtre québécois, poésie, roman, nouvelles, chansons, lecture scénique, balado et écritures hybrides.
Ma pratique se déploie dans une oralité incarnée, une voix qui cherche l’autre, qui sculpte l’espace et fait vibrer les zones de tremblement.
Au fil des ans, mes textes ont pris des chemins variés. L’Écho du silence (Grand Prix d’excellence Georges Laoun) a été traduit en allemand et présenté au Maxim Gorki Theater de Berlin. J’ai écrit Si le destin joue aux cartes en coulisse, que fait le joker ? et Le Paradis, mais en plus petit. Plusieurs textes ont été joués à la scène ou ont fait l’objet de lectures publiques : Le Gâteau de grand‑maman Jeanne (lever de rideau au Théâtre Jean‑Duceppe), Bernadette Bain (Festival Phénomena), Rachel Comtois, 32 ans et Paix, amour, l’boomer (Indiscrétions publiques). À titre d’autrice, je signe également deux textes dans le collectif Femmes en scène (Éditions Pleine Lune).
Installée dans Lanaudière depuis quelques années, je poursuis une recherche où le souffle, le silence, la vulnérabilité et la résistance douce deviennent des matières de création.
Je développe actuellement Escales et Collisions, un projet qui se décline en trois volets : un recueil de textes (soumis pour édition), une lecture‑performance tirée de ces textes — actuellement à l’étape de création pour une diffusion dès l’automne 2026 et l’hiver 2027 — ainsi qu’une série balado de quelques épisodes.
En parallèle, je révise et j’apporte les dernières retouches au manuscrit de mon premier roman, Le Fil de Marie‑Louise, avant de le soumettre pour édition.
Démarche
J’écris pour traverser le monde et pour qu’il me traverse. Pour que nous le traversions ensemble.
Si le mot est ma matière première, j’aime le façonner comme on sculpte une présence : par la voix, le souffle, les silences. Une matière textuelle qui s’étire se fragmente, tantôt douce et vibrante, qui opte pour la nuance, alors que parfois, dans l’urgence d’un monde qui s’effrite et nous heurte, devient crue, criante et dérangeante. Par mon écriture, je cherche à ouvrir des brèches, révéler ce qui tremble et ce qui résiste.
Ma démarche s’inscrit dans une pratique hybride où l’écriture contemporaine rencontre l’oralité, où la page dialogue avec la scène. J’explore les zones de déséquilibre : fragments, interstices, brèches où l’humain vacille, se fissure, se transforme. J’écris pour raconter, pour témoigner, pour interroger ce qui nous relie. Pour dénoncer, revendiquer, révéler aussi. À la source de notre humanité, il y a ce besoin de se dire, d’entendre l’autre, de se reconnaître dans l’autre.
Je travaille dans l’entre deux : entre le dit et le non‑dit, entre la douceur et la colère, entre la vulnérabilité et la résistance. J’explore les formes poreuses, les écritures qui respirent, les textes qui laissent passer la lumière et l’ombre. J’écris pour créer des hypothèses de vie, pour faire surgir des espaces de rencontre où la présence circule autrement.
Sur scène, la parole devient un corps. La lecture scénique prolonge mon acte d’écriture : elle en amplifie le souffle, en déplace les contours, en révèle les tensions et les zones d’ombre. Je cherche une parole vivante, incarnée, qui écoute autant qu’elle dit, qui se risque, qui se partage.
Ma pratique photographique influence cette démarche. Même geste de saisir l’instant, même attention au détail, à la lumière, aux contours. L’image capte ce qui persiste ; le texte en recueille l’écho sensible. Je cherche à cartographier l’intime du réel, à fracturer ce réel, à le déplier, pour en faire une archive poétique où chaque fragment devient territoire de mémoire.
Je me considère comme une ethnographe du vivant. J’observe les gestes minuscules, les zones floues, les silences qui parlent. J’écris pour exprimer, exposer, dénoncer, revendiquer, dévoiler. Pour murmurer, pour faire du bruit, pour trouver l’autre dans la nuit. Pour vivre — écrire — s’inscrire, ensemble. Je cherche un territoire où la parole circule, écoute, se risque, pour que quelque chose advienne.
Associations
professionnelles
- Ada X — Centre d’artistes féministe en arts médiatiques et pratiques numériques
- AQAD — Association québécoise des autrices et des auteurs dramatiques
- Centre québécois du P.E.N. international (PEN Québec)
- Culture Lanaudière
- CQT — Conseil québécois du théâtre
- F.E.T. — Femmes pour l’Équité en Théâtre
- QDF — Quebec Drama Federation
- QWF — Quebec Writers’ Federation
- RAPAIL — Réseau des arts de la parole et des arts et initiatives littéraires
- REPAIRE — Regroupement de pairs des arts indépendants de recherche et d’expérimentation
- TOPO — Centre d’artistes en création numérique
- UDA — Union des artistes
- UNEQ — Union des écrivaines et des écrivains québécois